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Le Cercle d’or en Islande : les sites et les détours à connaître

Par La rédaction Destination EuropeRévisé le Guide : Islande
Le Cercle d’or en Islande : les sites et les détours à connaître
Islande

Boucle d’environ 250 kilomètres au départ de Reykjavik, le Cercle d’or réunit trois des sites les plus célèbres d’Islande : le parc national de Thingvellir, la zone géothermique de Geysir et la cascade de Gullfoss. Il se fait en une journée en voiture, mais de nombreux sites voisins méritent qu’on s’y attarde. Voici les étapes principales et les détours les plus intéressants.

Les trois sites du Cercle d’or

1. Le parc national de Thingvellir

Thingvellir (Þingvellir) est un site majeur sur les plans historique, naturel et culturel. C’est là que se réunit dès 930 l’Althing, l’assemblée des premiers colons, considérée comme l’un des plus anciens parlements du monde. Le parc national, créé en 1930, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il occupe une vallée d’effondrement où l’on voit nettement l’écartement des plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, notamment le long de la faille d’Almannagjá. Dans la faille de Silfra, à l’eau glaciale d’une transparence exceptionnelle, on peut faire de la plongée ou du snorkeling encadrés.

2. La zone géothermique de Geysir

Dans la vallée de Haukadalur, la zone géothermique de Geysir regroupe sources chaudes, mares de boue et fumerolles. Le Grand Geysir, qui a donné son nom à tous les geysers du monde, n’entre plus qu’exceptionnellement en éruption, mais son voisin Strokkur jaillit très régulièrement, toutes les quelques minutes. Restez derrière les cordons : l’eau est bouillante.

3. La cascade de Gullfoss

Gullfoss, la « chute d’or », est l’une des cascades les plus connues du pays. La rivière Hvítá y dévale en deux ressauts successifs avant de s’engouffrer dans une gorge profonde. Des belvédères permettent de l’observer d’en haut et de près ; en hiver, les sentiers peuvent être glissants ou partiellement fermés.

Les détours autour du Cercle d’or

4. Le cratère de Kerið

Au sud du Cercle d’or, près de la route 35, Kerið est un cratère volcanique relativement jeune occupé par un petit lac. Ses parois de scories rouges et le vert de la mousse contrastent avec l’eau d’un bleu-vert opaque, due aux minéraux du sol. Un sentier fait le tour du cratère et un autre descend jusqu’au lac. L’accès est payant (site privé). Voir notre article sur le cratère de Kerið.

5. Hveragerði

Vapeurs géothermiques à Hveragerði

À une quarantaine de minutes de Reykjavik par la route 1, la petite ville de Hveragerði, traversée par la rivière Varmá, est connue pour ses serres chauffées par la géothermie, qui en font un centre de l’horticulture islandaise. Un parc géothermique, en pleine ville, permet d’observer sources chaudes et fumerolles.

6. Reykjadalur

Le sentier de la vallée de Reykjadalur

La rivière chaude de Reykjadalur

Au-dessus de Hveragerði, la « vallée des fumées » doit son nom aux vapeurs qui s’en échappent. Un sentier d’environ une heure de marche à l’aller mène à une rivière chaude où l’on peut se baigner. C’est une randonnée idéale quand on dispose de peu de temps. Restez sur les sentiers balisés : le sol peut être brûlant autour des sources.

7. Skálholt

L’église de Skálholt dans la campagne du sud de l’Islande

Skálholt fut pendant plus de sept siècles l’un des grands centres religieux, culturels et politiques de l’Islande : siège épiscopal de 1056 à 1785, il abrita aussi l’une des premières écoles du pays, destinée à former le clergé. L’église actuelle, du XXe siècle, accueille un centre de l’Église d’Islande et, chaque année en juillet, une série de concerts d’été.

8. Les monts Bláfjöll

Les monts Bláfjöll enneigés

Les Bláfjöll, ou « montagnes bleues », se trouvent près de Reykjavik, en bordure du plateau de Hellisheiði. C’est le domaine skiable le plus fréquenté par les habitants de la capitale (ski alpin, ski de fond et snowboard), selon l’enneigement. À leurs pieds s’étend le Kristnitökuhraun, champ de lave issu d’une éruption survenue vers l’an 1000, l’année même où l’Islande adopta le christianisme.

Prolonger vers la côte sud

Ces sites ne font pas partie du Cercle d’or, mais beaucoup de voyageurs les enchaînent dans la foulée, en poursuivant par la route 1 vers l’est. Voir notre article Du Cercle d’or à Vík.

Seljalandsfoss et Skógafoss

La cascade de Seljalandsfoss

La cascade de Skógafoss

Sur la côte sud, Seljalandsfoss tombe d’une soixantaine de mètres d’une ancienne falaise marine ; un sentier permet de passer derrière le rideau d’eau. Tout près se cache la cascade de Gljúfrabúi. Une demi-heure plus à l’est, Skógafoss, large et puissante, marque la limite entre la plaine côtière et les hautes terres ; un escalier mène à un belvédère au sommet.

Le glacier Sólheimajökull

La langue glaciaire de Sólheimajökull

Randonneurs sur le glacier Sólheimajökull

Sólheimajökull est une langue du glacier Mýrdalsjökull qui descend vers la plaine côtière. Un sentier mène depuis le parking jusqu’à proximité du front glaciaire, mais on ne marche sur la glace qu’avec un guide et l’équipement adapté (crampons, piolet) : crevasses et moulins rendent la glace dangereuse.

Randonnées, géothermie, cascades, sites historiques : la région du Cercle d’or se prête à une ou plusieurs journées. Pour en savoir plus, voir notre guide Visiter le Cercle d’or, nos articles sur le parc national de Thingvellir et les geysers d’Islande, ainsi que la meilleure période pour visiter l’Islande.